COURIR OU POLLEN, PAS EVIDENT DE CHOISIR !

COURIR OU POLLEN, PAS EVIDENT DE CHOISIR !

A moins d’être une marmotte et d’adorer coller son nez sur les fleurs, courir en pleine nature peut vite être une sacrée galère face au pollen….

 

On pense parfois qu’une fois le printemps et l’été passés, les allergies vont diminuer, voire disparaître. Faux ! L’automne apporte d’autres pollens et permet le développement des acariens. Voici quelques astuces pour mieux lutter contre ces allergies.

Quelles allergies surgissent en automne ?

Ce ne sont pas les mêmes pollens qui causent nos allergies au printemps et à l’automne. Dès le mois d’avril, les graminées apparaissent et sont responsables de nombreuses allergies. En revanche, à la fin de l’été, quand les foins sont coupés et jusqu’à la fin du mois d’octobre, les herbacées prennent le relais. Ces plantes, souvent appelées mauvaises herbes, laissent voler leur pollens, pour le plus grand malheur des allergiques.

Automne et acariens

Lorsque les températures commencent à baisser, on a plus tendance à fermer les fenêtres et à moins aérer notre intérieur pour garder la chaleur. On allume les radiateurs, on monte parfois la température quand il fait frisquet… Attention ! Tout est réuni pour favoriser la prolifération des acériens, qui se nourrissent des petites peaux mortes dont notre corps se débarasse !

Pour les éradiquer, passez régulièrement l’aspirateur dans tous les recoins et spécialement sous les lits. Lavez la literie à la machine à 60 °C, ouvrez grand toutes les fenêtres au moins dix minutes par jour, lavez régulièrement les peluches des plus petits, évitez les doubles rideaux qui sont de véritables nids à acariens. Il est également possible d’acheter des housses pour matelas, sommier et oreillers anti-acariens. Cela pourra vous changer la vie et sauver vos nuits !

Que faire quand on est allergique au pollen et aux graminées et que le printemps revient ?

S’il n’est bien sûr pas possible d’éviter totalement le contact avec ces allergènes, on peut limiter notre exposition. Certains gestes sont à privilégier. D’autres, au contraire, aggravent les symptômes du rhume des foins (rhinite allergique saisonnière).

Penser à vous rincer le visage lors de vos sorties running….

Certains pollens sont très allergisants

L’allergie au pollen peut sévir de février à septembre. Les grains de pollens sont libérés dans l’atmosphère par les végétaux pendant les périodes de floraison, puis diffusés par les insectes et le vent pour permettre la fécondation. Selon les végétaux, les pollens sont plus ou moins allergisants. Parmi les plus allergisants : les graminées, l’ambroisie, le cyprès et le bouleau.

 

Credit photo : Cédric Lauzier

Porter des lunettes de soleil quand on sort

Pour éviter que des pollens ne se déposent sur la conjonctive de l’œil et provoquent rougeurs, picotements et larmoiements, il est recommandé de porter des lunettes de soleil même quand le ciel est voilé. Dans la mesure du possible, ne sortez pas quand il y a du vent.

 

Prendre une douche le soir

Les pollens peuvent s’accrocher à votre peau, à vos cils, à vos cheveux. La solution pour ne pas les laisser s’accumuler dans votre intérieur, voire dans votre lit : prendre une douche et se laver les cheveux chaque soir. Si cela est trop contraignant, au moins brossez vos cheveux au-dessus du lavabo et rincez votre visage à l’eau.

 

Bien choisir ses lentilles de contact

Evitez de porter des lentilles de contact souples, qui sont perméables et absorbent donc le contenu des larmes. Conséquence : le pollen risque de se coller à votre œil, ce qui peut augmenter vos symptômes allergiques.  Privilégiez plutôt les lunettes, les lentilles rigides ou les lentilles souples jetables.

 

J’HYDRATE POUR LIMITER TOUTE DÉMANGEAISON

Le symptôme le plus visible des allergies oculaires n’est autre que la sécheresse oculaire, particulièrement pénible avec les lentilles de contact. Ce, d’autant plus que la prise d’antihistaminiques aggrave le phénomène ! Résultat ? Les lentilles brûlent, piquent et grattent, tandis que l’organisme compense le manque d’hydratation par des yeux larmoyants.

Et pas question de se frotter les yeux en cas de démangeaisons : un tel geste ne fait qu’amplifier la sensation de brûlure.

Il peut même déposer un surplus d’allergènes ou de bactéries sur les yeux si les mains ne sont pas parfaitement lavées. L’application de compresses d’eau tiède ou froide peut également soulager.
Quant à choisir un traitement de fond, utilisez des larmes artificielles en collyre, autrement dit des gouttes ophtalmiques hydratantes.
Conçues spécifiquement pour la sécheresse oculaire, elles hydratent, apaisent et aident à stabiliser le film lacrymal qui protège les yeux. Une application régulière tout au long de la journée permet de limiter la sécheresse due aux allergies, et donc l’inconfort provoqué par le port de lentilles de contact.

JE PRENDS SOIN DE MES LENTILLES

Si l’hygiène est essentielle pour manipuler des lentilles de contact, elle l’est encore plus en période d’allergies au pollenEn cas de port de vos lentilles mensuelles ou bimensuelles pendant une période d’allergie, un entretien scrupuleux permet de maintenir les lentilles propres, sans allergènes, limitant à la fois les symptômes gênants et les risques d’infection. La bonne méthode ? Lavez-vous toujours les mains avec un savon doux puis rincez-les soigneusement avant de toucher vos lentilles de contact.

ATTENTION : on ne met jamais les lentilles ou l’étui des lentilles en contact avec l’eau du robinet !

Pour rincer vos lentilles avec un produit d’entretien adapté, le mieux est de partir sur un Oxydant (à la place d’un produit multifonction classique).

 

Les produits oxydants nettoient en décontaminant vos lentilles en profondeur, ils sont sans conservateur. Enfin, ne négligez pas la boite ; à moins de porter des lentilles journalières, changer votre étui régulièrement.

 

Ingo Bartussek/Stock.adobe.com
Ingo Bartussek/Stock.adobe.com

Traquer le pollen sur ses vêtements…

Les plus fines particules de pollen peuvent s’insinuer dans les fibres de tissus de vos vêtements. Pour limiter ce problème, brossez vos vestes et vos pantalons quand vous rentrez chez vous, laissez les chaussures dans l’entrée, prenez une douche et changez de vêtements. Ne gardez pas dans votre chambre les vêtements que vous ne changez pas chaque jour (manteau, veste).

Ne pas faire sécher le linge en extérieur

Un linge humide, qui sort de la machine à laver, capte davantage les pollens qu’un linge bien sec. Le risque si vous l’étendez dehors  : disséminer ensuite les pollens dans toute la maison.

Les précautions à prendre en voiture contre les pollens

Equipez votre voiture d’un filtre à pollens (10 euros environ) à fixer sur le système de ventilation. Changez-en chaque année : un filtre encrassé ne retient pas de façon efficace les pollens venant de l’extérieur. Et roulez les vitres fermées.

Se laver le nez pour chasser les pollens

Faire un lavage du nez matin et soir avec un sérum physiologique ou un spray d’eau de mer permet d’éliminer au fur et à mesure les allergènes (les pollens) qui s’accumulent dans les muqueuses nasales.

Près de 6 millions de Français sont touchées par des réactions allergiques dues aux pollens. Rhume des foins, asthme ou encore conjonctivite sont les manifestations les plus connues de ces allergies respiratoires saisonnières.

 

Essayer l’acupuncture

Quand les antihistaminiques sont insuffisants, l’acupuncture pourrait être une solution dans la lutte contre les allergies. C’est du moins ce qu’avance une étude allemande : des chercheurs ont examiné 422 personnes allergiques aux pollens, les ont divisés en trois groupes, dont l’un qui a fait de l’acupuncture en complément d’antihistaminiques.

 

Résultat : c’est le groupe qui, deux mois après le début de l’expérience, a dit le moins souffrir de symptômes allergiques que les autres. A tester, donc.

Lutte contre les causes immunothérapie spécifique

L’immunothérapie spécifique (désensibilisation) est le seul traitement causal d’une allergie pollinique. Pendant trois à cinq ans, les allergènes polliniques sont injectés sous la peau (sous-cutané; SCIT) ou administrés sous la langue sous forme de comprimés ou de gouttes (sublingual; SLIT). L’objectif est d’habituer lentement le corps à l’allergène et de développer ainsi une protection immunologique réduisant ou empêchant même d’autres réactions allergiques. En cas de réussite, l’immunothérapie permet de réduire les symptômes, voire même de les faire disparaître.

#BEAZELITE

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